même je ne pouvais songer sans chagrin à une pareille séparation.
Nous finîmes par décider qu’il fallait attendre quelques jours encore, en conduisant. les choses de manière que deux des enfans se trouvassent heureux de rester avec nous dans la colonie, tandis que les deux autres accompagneraient le capitaine Littlestone en Europe.
Dès le jour suivant, nous eûmes la satisfaction de voir arriver 'ce résultat désiré. Il avait été décidé, à déjeuner,, que le capitaine nous accompagnerait à Felsenheim, avec son pilote, son cadet de marine, et la famille du mécanicien, qui, après tant de souffrances, avait besoin de toutes les commodités d’une habitation saine et agréable.
La traversée fut une véritable partie de plaisir pour toute la petite escadre, car tous les cœurs étaient pleins d’espérance, et l’attente d’un heureux avenir épanouissait tous les visages.
Mais quelle ne fut pas la surprise de nos hôtes, lorsqu’au détour du cap des Canards, la délicieuse baie de Felsenheim leur apparut dans toute sa splendeur, éclairée par les rayons du soleil ! L’enthousiasme fut â son comble lorsque la batterie de File aux Requins eut salué notre entrée de onze coups de canon, et qu’on vit le pavillon anglais se déployer majestueusement sous les premiers souffles de la brise matinale.
« Heureux séjour, heureuse famille ! » s’écria madame
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cliemcnt pour Fritz laissait facilement deviner qu’elle ne le verrait partir qu’avec la plus profonde douleur, et moi-
J
Wolston en soupirant, tandis que sa plus jeune fille lui

