16 GATIENjyE.

levant, qui rappellent à la vie tous ces êtres plongés , pendant son absence , dans une espèce danéantissement. Que la nature est belle et con­solante ! Il ny a de véritablement malheureux que celui qui en est, pour ainsi dire, séparé. II chante un de ces cantiques que lÉglise met à chaque instant dans la bouche du prêtre pour lui enseigner, à lui surtout, que cette vie maté­rielle nest pas toute la vie humaine, et que cet ensemble dobjets qui frappent les sens nest que lenveloppe dun ensemble plus réel dont Dieu lui-même est la lumière.

La pensée de Dieu a dirigé ses pas vers le tem­ple. Il entre dans la basilique, qui, par sa voûte, ses colonnes, ses sculptures de toute espèce, est une imitation de la nature. Le soleil a pris de la force et pénètre à travers les vitraux quil vient aussi ranimer; cest lheure du sacrifice. Le peuple se rend en foule dans ce désert sacré placé au milieu des villes et Jésus lappelle.

Une multitude immense se presse encore au­tour du Sauveur des hommes ; elle entend sa pa­role sainte, elle se nourrit dun pain mystérieux véritablement descendu du ciel. Le prêtre est le représentant de Jésus-Christ; cest sur ses lèvres quont été déposées les paroles saintes. Il

se nourrit le premier du pain céleste, quil dis­tribue ensuite aux fidèles. Tandis que tout le