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levant, qui rappellent à la vie tous ces êtres plongés , pendant son absence , dans une espèce d’anéantissement. Que la nature est belle et consolante ! Il n’y a de véritablement malheureux que celui qui en est, pour ainsi dire, séparé. II chante un de ces cantiques que l’Église met à chaque instant dans la bouche du prêtre pour lui enseigner, à lui surtout, que cette vie matérielle n’est pas toute la vie humaine, et que cet ensemble d’objets qui frappent les sens n’est que l’enveloppe d’un ensemble plus réel dont Dieu lui-même est la lumière.
La pensée de Dieu a dirigé ses pas vers le temple. Il entre dans la basilique, qui, par sa voûte, ses colonnes, ses sculptures de toute espèce, est une imitation de la nature. Le soleil a pris de la force et pénètre à travers les vitraux qu’il vient aussi ranimer; c’est l’heure du sacrifice. Le peuple se rend en foule dans ce désert sacré placé au milieu des villes et où Jésus l’appelle.
Une multitude immense se presse encore autour du Sauveur des hommes ; elle entend sa parole sainte, elle se nourrit d’un pain mystérieux véritablement descendu du ciel. Le prêtre est là le représentant de Jésus-Christ; c’est sur ses lèvres qu’ont été déposées les paroles saintes. Il
se nourrit le premier du pain céleste, qu’il distribue ensuite aux fidèles. Tandis que tout le

