18 GATIENNE.
entendit au dedans de lui-même la voix de celui qui répond toujours aux cris de l’être souffrant :
« Mon fils , de quoi te plains-tu ! est-ce que je fus plus heureux que toi sur la terre! Comme toi j’ai appuyé mes membres débiles sur quelques brins de paille. Quelques pas suffisent pour mesurer ton abaissement ; pourrais-tu mesurer la distance qu’il y a du sein de mon Père à l’étable de Bethléem? Tu ne vois plus la lumière des cieux, tu ne sens plus le doux rayon du soleil : est-ce que la lumière ne luit pas toujours dans ton âme? est-ce que tu ne sens pas ma divine influence ? Tu ne peux plus contempler la magnificence des cieux, tu ne vois plus les riches sculptures du temple où s’exerçait ton minis - tère. Mais ta place est-elle sur la terre? ai-je promis de t’y laisser longtemps? De peur que l’éloignement de ton Dieu ne te fût trop pénible, quelques jouets avaient été accordés à ta faiblesse comme il en est accordé à un enfant pendant l’absence de sa mère. Ces jouets te sont enlevés, et tu te désoles ! Ne sens-tu pas l’approche de celui qui a pour toi toute l’affection d’une mère, et qui bientôt te recevra dans son sein? »
Que la douce parole de Dieu fait de bien au cœur affligé ! Il y en a qui disent : « Nos prières 11e sont pas toujours exaucées. » Quoi donc ! est-

