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cessité dabandonner ne lui avait l'ait connaître cet amour maternel, quun cœur de femme ne changerait pas pour toutes les jouissances de la terre. Cest aussi à lautel delà Vierge que dans une autre église elle a reçu, il y a environ un an, la bénédiction nuptiale. Elle était sans parents, sans amis ; elle navait pour témoins que des étrangers et les anges du ciel, qui pleu­raient sans doute au lieu de lui sourire. Le prêtre lui disait : « Jusquici vous avez vécu comme isolée dans le monde, désormais vos jours ne sécouleront plus solitaires. Dieu re­nouvelle votre famille : celui quil vous donne sera tout pour vous sur la terre : en lui vous trouverez un père, une mère, un ami. Marchez toujours à ses côtés ; que votre main faible et tremblante sappuiedans le danger sur une main plus ferme. » Le conseil qui lui fut donné, elle la suivi fidèlement, et ce ferme appui chancelle aujourdhui sous le poids de leur commune mi­sère. Son attachement naurait-il point été trop terrestre ! Peut-être; et, dès lors, Dieu na pu bénir une union qui na point été formée avec lintention de lui plaire. Les malédictions de sa tante ne se seraient-elles point élevées jusquau ciel, et nauraient-elles point tari la source des grâces que la bénédiction du prêtre appelait sur eux? Peut-être encore; car Dieu maudit