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fiance, puisque vous appelez ceux qui souffrent.

« Le glaive de douleur qui a percé sur le Cal­vaire votre cœur maternel, perce en ce moment mon cœur. O ma mère ! daignez compatir à mes souffrances, et faire tomber dans mon âme quel­ques gouttes de ces consolations abondantes qui vous sont accordées dans le ciel.

« Vous êtes surtout la mère de lorphelin ; vous voyez à vos pieds cette pauvre petite aban­donnée Cest à vous que la confient aujourdhui le père et la mère qui ne peuvent plus la garder auprès deux. Veillez sur elle, ô tendre mère ! conservez-la digne de vous. Réunissez-nous plus tard, sinon dans cette vie nous sommes si malheureux, du moins dans lautre vie, sont consolés ceux qui ont pleuré sur la terre. »

La jeune femme restait immobile ; ses yeux se portaient toujours, tantôt Itar sa fille, tantôt sur la statue de la Vierge, touchant emblème de la miséricorde divine. Ses lèvres ne murmu­raient aucune parole. Il régnait en elle ce silence profond, mystérieux, qui se fait toujours à la suite dune prière fervente, comme si l'àme res­tait muette de respect et damour après sêtre approchée de Dieu et avoir entendu sa voix sainte.

Nous avons dit que cétait lheure oùquelques pieux fidèles se réunissaient pour faire eu com-