ce q u il était bien éloigné de la perfection à laquelle Jésus appelle ses ministres.
C’est cet acte d’humilité qu’il était venu continuer devant l’autel de la Vierge. Il se croyait seul dans le temple, et il disait à voix basse : « Il y a donc quelquefois, ô mon Dieu, une charité plus compatissante dans le cœur inlidèle que dans le cœur formé pour votre loi 1 Le ministre de vos autels, le prêtre de la loi nouvelle, qui tous les jours reçoit Jésus dans son cœur, peut aussi s’endurcir ! Ne permettez pas qu’il
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inun la prière du soir. Les fidèles s’étaient retirés; mais le prêtre qui avait présidé l’assemblée était encore dans le temple. Il se rendit à l’autel de la Vierge, et s’inclina profondément, comme s’il eût senti en lui une raison particulière de s’humilier. Avant de faire la prière, il avait coutume de lire quelques passages des livres saints ; et ce soir il avait lu le trait où Jésus raconte comment un homme, maltraité sur le chemin de Jérusalem à Jéricho, avait été secouru par un Samaritain, après avoir été délaissé par un lévite et par un prêtre. Pendant qu’il faisait cette lecture, les regards s’étaient fixés sur lui. La plupart se disaient intérieurement : a Ce n’est pas à lui que s’adresse ce reproche 1 » Mais il ne se jugeait pas lui-même aussi favorablement ; il gémissait dans le secret de son âme de

