sent à peine à nos propres besoins.
— Nous serons assistés. D’ailleurs ce qui suffit à deux peut suffire à trois. S’il plaisait à la Providence de retrancher dans ce moment le tiers de mes revenus, queferions-nous?Écoutez ce dont j’ai été témoin un jour. J’avais été appelé pour l’exercice de mon ministère dans la maison d’un malheureux. Cet homme ne gagnait chaque jour qu’une modique somme d’argent qu’il était obligé de partager avec sa femme et deux enfants en bas âge. Un troisième enfant naquit
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se priverait volontiers en faveur de ses pauvres . Ce n’est qu’à ce sujet qu’il leur arrive d’avoir quelques contestations. En sc chargeant de l’enfant abandonné, il pensa un peu aux contra - riétés qu’allait éprouver sa vieille domestique. Cependant cette considération ne l’arrêta point. Dès qu’il fut rentré : « Nouvelle charge, s’écria la pauvre femme étonnée ; et vos revenus suffi
dans cette pauvre famdle, et la femme mourut. Ce malheureux éleva enfin ses enfants
— Quand on se trouve dans le besoin sans l’avoir appelé, quelque grand qu’il soit, on doit s’y soumettre sans murmure : il n’y a point à lutter contre la nécessité.
— Eh quoi ! nous ne ferions pas par vertu ce que tant de personnes font tous les jours par nécessité! Ecoutez encore. Un inconnu se pré-
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