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damné par la loi naturelle. S’il en était ainsi, que de conséquences absurdes nous serions obligés d’admettre. Il faudrait dire que les plus sages des hommes ont presque tous violé la loi naturelle ; il faudrait dire que tous les peuples, qui o nt fait de ees sages l’objet de leur vénération et de leur amour, sont tombés dans une erreur grossière ; il faudrait dire enfin que l’homme est rigoureusement tenu de se marier dès qu’il devient nubile, et que cette obligation se renouvelle à chaque fois que les liens qu’il a contractés se sont rompus.
Il y en a qui s’en vont répétant sérieusement : « Si tous gardaient le célibat, la terre serait promptement dépeuplée. »
Qui ne voit, d’après la connaissance que nous avons du cœur humain, combien cette supposition est inadmissible, absurde ? Qui ne voit qu’avec un pareil mode de raisonnement il serait facile de tout établir ou de tout combattre ?
Quelques-uns ajoutent : «Du moins le célibat est défavorable à l’accroissement de la population. »
Mais d’abord cet accroissement indéfini est- il un avantage?Et puis, si le célibat vertueux, le seul que nous défendions ici, n’est pas favorable à l’accroissement de la population en gé-

