ment de sa force presque toute-puissante.
Le mariage est un lien , et ce lien attache l’homme à la terre.
Dieu l’appelle et lui commande d’aller jusqu’aux extrémités de la terre porter à des peuples
GATIENNE. 99
néral, ce qui pourrait encore se soutenir, il est du moins évidemment favorable à l’accroissement d’une population vertueuse.
Le célibat n’est donc point condamné par la loi naturelle. Et comment le serait-il , puisque c’est l’état le plus favorable au dévouement, à l’héroïsme, à toutes les vertus commandées par la loi naturelle !
La raison première de ce que je viens d’avancer, c’est que le célibataire trouve en lui une force inconnue à celui qui est engagé dans les liens du mariage.
Il y a en nous un feu caché qui fait notre énergie. Si ce feu brûle continuellement, quelque abondant qu’il ait été d’abord, il s’épuise peu à peu, il s’éteint, et bientôt il n’en reste plus pour Dieu , qui est notre Père , et pour les hommes, qui sont nos frères. C’est ce que n’a point à redouter le célibataire vertueux.
Si nous le considérons dans son intérieur, nous l’avons trouvé plein de force. Portons nos yeux autour de lui, nous le verrons dégagé de tous les objets extérieurs, et libre d’user pleine-

