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pés de besoins matériels, ne peuvent guère s’oc - cuper des besoins spirituels de leur enfant. Sera- ce cette Providence qui veille invisiblement sur chacun de nous? L’enfant du pauvre est sans doute, d’une manière toute particulière, l’enfant de la Providence; mais, hélas ! cette Providence qui ne veut que le combler de ses biens, il la méconnaît , il la blasphème. Je le demande enfin, qui donc s’occupera de lui? qui le conduira sûrement au milieu des dangers sans nombre semés sur son passage? Voyez-vous aussi dans nos rues, au milieu de nos places publiques , cette fille de la religion , qui marche les yeux baissés? C’est la sœur de Charité. A son maintien recueilli, je vois que de graves pensées se remuent dans son àme : elle est par étatla sœur de tous les hommes, mais elle est plus spécialement la sœur du pauvre , de l’enfant délaissé ; oui , elle est plus spécialement la sœur, la mère de l’enfant délaissé. Aussi à peine l’a-t-elle aperçu, qu’elle vole à sa rencontre. Elle le prend par la main , elle le gagne par l’attrait de son affectueuse parole ; elle le conduit dans la maison où se trouvent ses autres enfants, et que nous appelons école. Là, elle presse contre son sein, elle réchauffe son cœur glacé du feu de son amour, et son àme, encore plus froide, du feu de l’amour divin. Elle partage avec lui, si cela est nécessaire, son pain

