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ces faibles et timides brebis? je ne sais quel instinct de la nature les porte à se tenir conti­nuellement rapprochées. Si quelques-unes se séparaient du troupeau, elles ne tarderaient pas à être enlevées et dévorées par les loups ; réunies, elles sont à labri du danger, et par leur masse compacte et surtout par la vigilance du berger. Tous avez toute la faiblesse de la timide brebis, et dans ce monde il y a bien des loups affamés et cruels.

Je vous lai dit, mon enfant, ce qui met un être faible à labri de tout danger, cest princi­palement la vigilance et la proximité du gardien.

Il y a, pour chacun de nous, des instants dans la vie nous avons besoin dune direction puis­sante : tantôt il nous faut des lumières pour dissiper les ténèbres épaisses au milieu des­quelles nous nous trouvons plongés; tantôt nous avons besoin de force pour repousser les attaques dun ennemi qui nous presse avec vigueur. En vain nous nous adresserions alors à nos amis ha­bituels , nous ne trouverions en eux quincer- titude et faiblesse. Yous aurez donc soin de vous placer encore sous la direction dune main su­périeure, dont vous suivrez toujours avec docilité la direction forte et prudente.

Yous vous étonnez peut-être que je ne vous aie point encore parlé du travail. Il est, pour