132 GATIEMNE.
ainsi dire, inutile de vous le recommander, tant sont impérieux les motifs qui nous pressent tous de nous y livrer avec ardeur, et vous, mon enfant, encore plus que les autres.
Vous aimerez le travail, parce que Dieu en a fait une condition de notre existence actuelle.
Vous aimerez le travail, parce que bientôt peut-être, sans parents, sans amis sur la terre, séparée moralement de toute créature humaine, il vous faudra nécessairement chercher en vous les moyens de conserver la vie que vous avez reçue de Dieu. Vous ne penserez pas seulement aux besoins présents, qu’il est si facile de satisfaire dans la jeunesse : vous vous inquiéterez surtout de cette vieillesse que tant de besoins assiègent, et que si peu de ressources environnent. Faible et prudente comme la fourmi que Dieu a mise à nos pieds pour nous rappeler nos devoirs, vous vous agiterez en tous sens, vous amasserez autour de vous quelques petites provisions , qui vous aideront à passer plus tranquillement l’hiver de la vieillesse, en attendant une vie meilleure.
Vous aimerez le travail, parce que vous trouverez en lui une ressource inépuisable pour subvenir aux besoins de ceux que vous voudrez soulager. Si elle est honorable aux yeux de Dieu et des hommes, la conduite de cette jeune fille qui

