L’OISIVETE
M me d'Ormeil avait cinq filles qu’elle élevait elle-même avecdieau- coup de soin. Dès la pointe du jour, les jeunes personnes sautaient à bas de leur lit , faisaient leurs prières, et se mettaient à l’ouvrage. Tout leur temps était si bien partagé entre l’étude, le travail à l’aiguille et les récréations, que la lassitude et l’ennui leur étaient également inconnus : leur vie s’écou-

