27
28. — Le trésor enfoui.
I.
Dans une contrée <]tu est loin, bien loin d’ici, parurent un jour devant certain juge deux paysans.
L’un parla ainsi: „Mon voisin que voilà m’a vendu une pièce de terre; en labourant j’y ai trouvé un trésor. Ma conscience ne me permet pas de le garder; car je n’ai acheté que la terre, et je n’ai aucun droit sur le trésor. 41
L’autre disait: „Ma conscience ne me permet pas non plus de prendre cet or et cet argent, car ce n’est pas moi qui l’ai enfoui, et par conséquent il ne m’appartient nullement. D’ailleurs j’ai vendu le terrain à mon voisin tel qu’il se trouvait sans la moindre réserve. Maintenant, sage magistrat, c’est à vous de décider à qui appartient le trésor. 14
Le juge leur répondit : ,,J’ai appris que le fils de l’un et la fille de l’autre avaient l'intention de se marier; ainsi vous n’avez qu’à donner le trésor aux jeunes gens, afin qu’il serve à les établir. 11
Les deux honnêtes villageois promirent de se conformer à cet avis, et retournèrent citez eux pleins de joie.
L’honnêteté pour nous est un bien précieux:
Elle nous lait aimer de la terre et des cieux.
II.
Un étranger qui se trouvait présent à ce jugement, en témoigna la plus grande surprise. ,.Dans mon pays, 11 dit-il, ,,1’affaire se serait terminée tout

