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ces. haches, etc., et un large morceau de toile à voile que nous destinions à faire une tente.
Nous avions apporté beaucoup d'autres objets, mais il nous fut impossible de les charger, bien que nous eussions
remplacé par des choses utiles le lest que j’avais mis la veille dans le bateau. Après avoir invoqué le nom du Seigneur, nous nous disposions â partir, lorsque les coqs se mirent à chanter comme pour nous dire adieu : ce cri m’inspira l’idée de les emmener avec nous, ainsi que les oies, les canards et les pigeons. Aussitôt nous primes dix poules avec deux coqs, l’un jeune et l’autre vieux; nous les plaçâmes dans une des cuves, que nous recouvrîmes avec soin d’une planche, et nous laissâmes au reste des volatiles, que nous mîmes en liberté, le choix de nous suivre par air ou par eau.
Nous n’attendions plus que ma femme; elle arriva bientôt avec un sac qu’elle déposa dans la cuve de son plus jeune fils, seulement, à ce que je crus, pour lui servir de coussin. Nous partîmes enfin.
Dans la première cuve était ma femme, bonne épouse, mère pieuse et sensible ; dans la seconde, immédiatement après elle, était Franz, enfant de sept à huit ans doué d’excellentes dispositions, mais ignorant de toutes choses; dans la troisième, Fritz, garçon robuste de quatorze â quinze ans, courageux et bouillant; dans la quatrième, nos poules, et quelques autres objets; dans la cinquième, nos provisions; dans la sixième, Jack, bambin de dix ans, étourdi, mais obligeant et entreprenant ; dans la septième, Ernest, âgé de douze ans, enfant d’une grande intelli-

