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plèlement rassuré que quand ils eurent touché terre. Pen­dant ce temps ma femme, aidée de Franz et dErnest, avait allumé un grand feu et préparé notre souper. Nos animaux se réunirent alors pour prendre leur nourriture du soir,que ma femme leur distribua ; les pigeons s'envolèrent et se nichèrent sur les branches de larbre; nos poules se per­chèrent sur les bâtons de léchelle. Quant au bétail, il fut attaché autour de nous. Notre beau flammant lui-même se percha sur une des racines; puis, plaçant sa tète sous son aile droite et relevant sa patte gauche, il sendormit. Quant

à nous, nous fîmes un grand cercle de feux pour nous iso­ler des animaux sauvages qui pourraient venir nous atta­quer la nuit, et nous attendîmes avec impatience le mo­ment de prendre notre repas et de goûter le sommeil il notre tour. Ma femme nous avertit enfin que tout était prêt. Nous nous assîmes en cercle et nous nous mîmes à dévorer le délicieux porc-épic. Pour dessert, mes enfans nous apportèrent les figues ramassées sous larbre. Nous fîmes ensuite une courte prière, puis, au milieu des bàille- mens réitérés, une ronde générale dans tous les environs. Nous gagnâmes alors nos hamacs : ils furent dabord trou­vés bien iucommodes; mais le sommeil eut bientôt mis fin ü toutes les plaintes. Quelques momens après tous les- missemens furent terminés, et je nentendis plus autour de moi que la respiration faible mais régulière de tous ces petits êtres, ce qui me prouva que moi seul de toute la famille veillais encore.