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se dit-elle inte'rieurement, s’il pouvait se charger de mon enfant ! » Elle prie Dieu de lui en inspirer la pensée.
Le prêtre continuait ses réflexions : « Que deviendra cet enfant? qui voudra en prendre soin? Pour répondre aux intentions de la mère, il faudrait que ce fût une personne religieuse. Et jusqu’à demain, qui apaisera sa faim? qui le garantira du froid? »
II venait de toucher ses mains, qu’il trouva glacées. Ces pensées s’offrirent à son esprit : or Si je m’en chargeais moi-même pour cette nuit !... Il est nécessaire que je le fasse, si je ne veux pas le laisser périr... Et qui m’empêcherait de m’en occuper toujours ? Si le prêtre reste libre des liens du mariage, n’est-ce pas afin que ses affections se purifient et s’étendent, qu’il serve de père à l’enfant abandonné ? »
Il repassait dans son esprit ces paroles de Jésus : or II arriva qu’un prêtre suivait le même chemin, et, l’ayant vu , il passa outre. » Il se rappelait ses propres réflexions : « C’est Dieu, dit-il, oui, c’est Dieu lui-même qui me le confie ! »
Son irrésolution se fixe aussitôt. Il prend l’enfant, le cache sous son manteau, et se retire, après avoir prié Dieu de l’assister dans son œuvre sainte. Tl passa si près de la jeune

