T2 GATIESXE.
humaine, que d’actions répréhensibles, même parmi celles qui nous avaient le plus éblouis ! Je donne à mon frère les marques du plus sincère attachement, et, dans la réalité, c’:st ..mi que j’aime. Je le comble de bienfaits , et mon secret désir, c’est que tous ces bienfaits retombent sur moi. Je me prosterne deva. t Dieu, et c’est moi que j’adore. Je m’élèv' pai mon humilité. Incompréhensible contradiction dans la pensée de l’homme ! Il parle à ses frères de la nécessité de n’estimer que Dieu, de ne s’f * r cher qu’à Dieu; et dans ce moment mime il désire retenir pour lui quelque chose de leur attachement et de leur estime. N’est-il donc pas avantageux pour l’homme de bien que ses fautes soient expiées sur la terre, que l’or de sa vertu passe, pour se purifier, par le creuset des tribulations?
Les maux ne purifient pas seulement la vertu, ils l’engendrent. L’homme serait-il appelé patient , s’il n’avait souffert? Saurait-il ce que c’est que la commisération, si le cri de la misère n’avait frappé son oreille et n’était entré dans son cœur? Remarquons-le bien : presque toutes les vertus morales et chrétiennes ont leur source dans la souffrance. Un homme était environné de toutes les jouissances de la vie; il oubliait Dieu et se méconnaissait lui-même, il était em-

